Nous, femmes artistes de cultures musulmanes

Femmes artistes de cultures musulmanes répondantes à notre enquête qualitative Résilience#2

Hanane Khaldouni

Mon nom est Hanane Khaldouni, née au Maroc à Tanger, dans une famille de quatre garçons et six filles dont je suis la dernière. Je me suis mariée à 17 ans et suis arrivée en 1992 en Belgique. Ma vie n’était pas facile entre le travail, la maison et les enfants. L’exil est dur à vivre et le sentiment de solitude est grand quand la famille est loin. Au fil des années, je me suis habituée à cette vie et j’ai commencé à créer le bonheur pour moi et mes enfants pour qu’ils ne ressentent pas la même douleur. Je suis autodidacte, et la peinture m’aide à traverser ce chemin. Mon travail parle de mes sentiments vis-à-vis du monde, de ce qui me révolte, de ce qui me réjouit. Chaque peinture, malgré le regard dramatique que je porte – plus souvent compris par le titre – garde néanmoins toujours une touche d’espoir. Je parle de « la femme », de la souffrance de la femme, de la joie de la femme, je parle du non-respect de l’humain que je n’accepte pas. »

Crédit photo : Soumiya Mommen

Luisa Gherdaoui

Artiste belgo-algérienne, elle commence son parcours en tant que monteuse image. Depuis 2002, elle accompagne plusieurs groupes en tant que danseuse, principalement les Fanfoireux, dans différents festivals en Belgique et à l’étranger.

En 2006, elle est à la tête d’un projet au Burkina Faso, où elle crée, en compagnie du musicien Alif Naaba, le spectacle « Lioula » ainsi qu’un reportage sur la collaboration Axe Sud-Nord avec le soutien du Bureau International de la Jeunesse.

En 2007, avec Myriam Szabo, elle participe à plusieurs projets dont le projet de danse « les Dilligences ».

En 2009, elle réalise “La femme et le moineau” dans sa recherche de mettre la poésie en performances. Ce spectacle rassemble ses compétences dans l’audiovisuel, ses écrits et la danse au cerceau d’inspiration orientale.

En 2011, elle accompagne le groupe Five Devils pour leur tournée au Japon.

En 2012, elle fait ses premiers pas de comédienne sous la direction de Najib Ghalle pour le court-métrage “Extrême solitude”.

En 2013, elle représentera la Belgique francophone au festival International de Danse Contemporaine à Alger.

En 2014, elle travaille avec Yves Hanchar en tant qu’actrice afin d’être dirigé à la caméra pour un prochain moyen-métrage sous la direction de Najib Ghallale.

Aujourd’hui, elle se produit dans des centres culturels tels que l’Espace Magh, la Maison des Cultures de Molenbeek, les Halles de Schaerbeek et pour différents événements. Elle travaille à la réalisation de sa prochaine performance “look at me” et collabore avec Ali Bader pour un jeu de comédienne au théâtre

Crédit photo : Olivier Guilmain

Soumiya Mommen

Il était une fois un petit ange qui est venu dans ce monde, malgré le peu espoir que les médecins avaient annoncé.
Doté de détermination et d’enthousiasme, elle est venue partager son cœur dans le milieu hospitalier qui est devenu sa deuxième maison. 

Cette petite guerrière a vu le jour le 19 mars 1986 à la grande surprise de ses parents et du corps médical. 

Plus tard sa détermination était remplacée par de la peur et de la solitude avec un grand désir de s’échapper de son corps source de souffrance et déformé par les médicaments. 

A 9 ans Soumiya développe un hobby, grâce à son papa, qui l’a formé à la photographie et c’est devenu un moment de connexion et de partage qui lui manquait étant enfant. 

A 13 ans, elle reçoit son premier appareil photo numérique « Sony » sa grande fierté et depuis ce moment, est née cette histoire d’amour incroyable entre la photo et Soumiya. 

Depuis elle cesse de développer sa créativité, elle adore ce challenge de composer, de créer pour ses clients et leur permettre de repartir avec une photo unique et exceptionnelle. 

Aujourd’hui Soumiya accepte son corps. Ses cicatrices sont les preuves de ces dépassements malgré les défis qu’elle rencontre dans sa vie avec son insuffisance rénale sous hémodialyse, elle a transformé ses vulnérabilités en force et elle a créé une association. « Guerrière en Pyjama » ou elle accompagne ces patients dans leur parcours de vie, grâce à ses différentes expériences et expertise en alignement neuro-émotionnel

Crédit photo : Olivier Guilmain

Naïma Hahati

Créatrice et styliste de la marque HNA, Naïma exerce ce métier depuis plus de 20 ans. Après avoir suivi des études dans une école de mode, elle obtient son diplôme de couturière/styliste-modéliste. Depuis son plus jeune âge, Naïma est passionnée par la mode et le stylisme. Elle commencera d’abord par enseigner la couture dans son petit studio, pour ensuite se lancer dans la vente. Durant ces années d’enseignement, Naïma confectionne quelques pièces pour une quantité de clientes très restreinte. Celles-ci, tombent immédiatement sous le charme de son style et s’attachent à la marque. Très vite, son talent est reconnu par de plus en plus de personnes et le nombre de clientes ne cesse d’augmenter. Encouragée par ses proches et ses fidèles clientes, elle prend la plus grande décision de sa vie et décide de réaliser son rêve: créer sa propre marque !

Tout s’enchaîne très vite, elle a l’opportunité de faire son tout premier défilé pour présenter sa marque au public. Énorme succès ! Ses collections uniques et dans l’air du temps plaisent. De grands créateurs tombent amoureux de son travail, de sa touche, de son univers ! Motivée, elle continue à croire en son rêve et persévère en gardant toujours la volonté de créer des tenues pour les femmes qui désirent se trouver belles, coquettes, à l’aise dans leurs vêtements mais aussi et surtout mastoura ! (*préservant la pudeur)

Crédit photo : Olivier Guilmain

Souad Fila

Souad est autrice.
Du soleil d’or riant à l’ancre de l’espoir, paru aux Editions Antidote, Bruxelles:
« Ce livre existait déjà dans les mémoires de mes ascendants. En toute humilité, je rapporte ici les traces ». Son talent littéraire, écrit comme oral, lui vient de loin : solitudes, déracinements, séparations, vécues et imposées par l’impitoyable enchainement colonial et néocolonial.
Crédit photo : Soumiya Mommen

Zoubida Mousshin

Née à Casablanca, au Maroc, Zoubida est arrivée en Belgique à l’âge de deux ans. Elle eu une passion immédiate pour la langue et la littérature françaises, sans trahir ses racines maghrébines. Le fait d’avoir eu le privilège de baigner dans deux cultures lui donné cet amour pour tout ce qui touche à la langue. Le français n’a jamais cessé d’être son grand amour, alors quand elle a ressenti cette envie de commencer à écrire, le français était sa langue. Elle a commencé par des contes pour enfants. Après cela, elle a appris à raconter des histoires. Elle donne des conseils aux ateliers pour enfants, où il y a toujours un mélange de créativité, d’histoires et de jeux. C’est en animant des ateliers d’écriture dans des associations d’alphabétisation, ainsi qu’en racontant des contes lors d’événements privés ou publics, qu’elle a continué à développer son talent. De plus, elle est auteure de livre pour enfants et elle animes des ateliers créatifs pour les enfants.

Elle a suivi des études de traduction et une formation en médiation familiale. Elle travaille à présent comme médiatrice interculturelle et coordinatrice de projets socio-culturels. 

Crédit photo : Olivier Guilmain

Nora Balile

Nora Balile, Artiste bruxelloise d’origine marocaine , de formation pédagogue, elle enseignera pendant des années les Sciences humaines tout en se consacrant passionnément à ses premiers Amours l’Art de la Parole et les Arts de la Scène ( Déclamation, Éloquence, Théâtre, Jeu d’Acteurs, Contes, … ). À 40 ans, elle décide de se consacrer entièrement à son Art en tant qu’Auteure, Interprète, Conteuse et Poétesse où elle partage aujourd’hui sa passion avec le public. Depuis ces derniers années, son amour pour les histoires grandissent de jour en jour comme un Arbre à Palabre.

Crédit photo : Olivier Guilmain